4 juin 2003
MEDITATION
Buenos-Aires ne sera pas pour nous un congrès, ce
ne sera pas un lieu pour échafauder des manœuvres, des passions et des
influences.
A Buenos-Aires il n’y a ni gagnants ni perdants il y aura que
l’appel des Béatitudes de l’Evangile.
A Buenos-Aires chacun ne sera jamais seul. Chacun ne pourra
toujours qu’être avec tous. Buenos-Aires sera une communion.
Pas de stratégie, pour grande manœuvre mais une Eglise, un être ensemble.
A Buenos-Aires ce ne sera jamais comme dans le monde économique, comme sur les marchés financiers, comme dans les affaires où ce sont toujours les plus riches qui s’enrichissent et les plus pauvres qui s’appauvrissent. La rencontre de Buenos-Aires mettra bien soin à ne mettre jamais en avant la supériorité de l’argent, de la culture, de l’économie, de la religion, des tribus, des multinationales ou de la folie de n’importe quel pouvoir.
Aucun d’entre nous n’entrera en Argentine avec la
volonté secrète que rien ne bouge, qu’on ne touche à rien, que les riches restent bien riches et les pauvres demeurent bien pauvres
Dans le gouffre noir que les politiques, les financiers et les
experts sont en train de creuser dans le monde entier au milieu des désirs de leurs délires, le mouvement s’annonce urgent d’une
initiative, d’un geste, d’une création, d’un nouveau départ, d’une naissance.
Les adolescents ont soif d’espérance.
Buenos-Aires sera une initiative ensemble. Chacun
aura son mot à dire avec son propre vécu parce que le Guidisme n’est pas une doctrine, ni une idée, ni une théorie, c’est un vécu.
C’est ce qui fait la compétence humaine du Guidisme.
C’est l’affaire de tous.
Ensemble nous serons capables de dire non à la guerre, non pas avec des
slogans mais avec notre vie. Non au meurtre, non au terrorisme, non aux violences, qui nous concernent tous.
A Buenos-Aires nous travaillerons ensemble pour que le monde ne reste pas un spectacle à vendre, pour que la femme et la fille ne deviennent pas des produits de consommation. Pour que les sourires ne deviennent pas commerciaux, pour que les gestes ne s’éteignent pas, pour que les lèvres ne soient jamais condamnés à se taire.
De Buenos-Aires, nous nous promettons de repartir
plus humains que nous y sommes arrivés.
Ce sera notre affaire à tous…
Jean DEBRUYNNE
Aumônier mondial
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