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L’homme, quand il le veut, a la capacité de dissimuler ses sentiments car
regarder sa propre réalité souvent lui fait peur. Mais fermer les yeux sur
les réalités qui nous entourent crée un faux sentiment de tranquillité qui
nous empêche de grandir.
Le récit de la Genèse dans lequel Adam et Ève, après avoir mangé le fruit
défendu, cherchent à se cacher et à se couvrir le corps peut être interprété
comme la peur de nous montrer tels que nous sommes réellement, de dévoiler
qui nous sommes et comment nous craignons le mal que pourraient nous faire
les autres s’ils nous découvraient vulnérables, capables d’erreurs et de
désobéissance.
La samaritaine commence sa rencontre avec Jésus en tentant d’occulter la
vérité sur sa vie. Elle dévie la conversation, elle se cache. Jésus va
l’amener à se découvrir, Il va la guider afin qu’elle puisse faire face à sa
propre réalité et à partir de la connaissance d’elle-même et de son
acceptation, aussi difficile qu’elle soit, surgisse une personne nouvelle.
Et c’est quand elle se montre telle qu’elle est qu’elle rencontre le
Seigneur.
Alors elle ne craint plus de retourner chez les siens et de leur raconter
qu’elle a rencontré Quelqu’un qui lui a tout dit de sa vie afin qu’eux aussi
rencontre cette personne qui fait découvrir la vérité, ce Quelqu’un qui est
la vérité, le chemin et la vie.
Pour cette raison, cheminant sur la route du carême, ne craignons pas de
pénétrer dans notre réalité pour que le Seigneur nous transforme. Et, comme
de vrais disciples et missionnaires, sachons témoigner de Celui qui nous
donne un regard et un cœur nouveaux.
Poursuivons notre route vers la Pâque
P. Carlos Gómez, O de M
Aumônier
Mondial

Réflexion
2 ( español )
Reflection no
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